La commune de Boussé, dans la province du Kourwéogo, a accueilli, ce lundi 26 octobre 2026, la cérémonie de lancement officiel de la Semaine nationale de la santé de la reproduction Plus (SNSR+), édition 2026. Placée sous le thème « Intégration des services de santé de la reproduction pour accélérer la réduction de la mortalité néonatale et infantile », cette édition entend renforcer l’accès des populations, notamment les femmes, les filles et les enfants, à des services de santé intégrés et de qualité.
Réduire les décès des nouveau-nés et des enfants passe aussi par une meilleure prise en charge de la santé des femmes, avant, pendant et après la grossesse. C’est l’un des principaux messages portés à l’occasion du lancement de la Semaine nationale de la santé de la reproduction Plus (SNSR+), ce lundi 26 octobre 2026, à Boussé.
Pendant une semaine, cette initiative vise à rapprocher les services de santé de la reproduction des populations, particulièrement celles qui vivent dans des zones éloignées ou qui rencontrent des difficultés d’accès aux soins. Elle constitue également un cadre de sensibilisation et de mobilisation autour des enjeux liés à la santé maternelle, néonatale et infantile.
Présent à la cérémonie, le représentant résident du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) au Burkina Faso, Yves Sassenrath, a réaffirmé l’engagement de son institution à accompagner les efforts nationaux dans ce domaine. « La santé de la reproduction constitue la colonne vertébrale de la santé de la femme », a-t-il déclaré, soulignant que l’organisation régulière d’interventions intégrées et complémentaires contribue à améliorer la santé et le bien-être des femmes et des filles. Selon lui, le thème retenu cette année traduit l’urgence de renforcer les actions destinées à préserver la vie des mères et des enfants. Il appelle notamment à une mobilisation collective pour consolider le système de santé et réduire les inégalités d’accès aux services. « Il nous engage collectivement à intensifier nos efforts pour renforcer la résilience du système de santé, garantir un accès équitable et intégré aux services de santé de la reproduction, et veiller à ce qu’aucune femme, aucun enfant, ne soit laissé de côté », a-t-il insisté.

Des services complémentaires pour mieux protéger les mères et les enfants
Pour le représentant résident de l’UNFPA, l’amélioration de la santé maternelle et infantile ne saurait reposer sur des interventions isolées. Elle nécessite une approche globale associant notamment la planification familiale, la nutrition, le dépistage et la prise en charge précoce de certaines maladies. Évoquant les bénéfices de la planification familiale, Yves Sassenrath a indiqué qu’elle pourrait permettre d’éviter environ 30 % des décès maternels et 20 % des décès néonatals. Au-delà de son impact sanitaire, elle contribue également, selon lui, à renforcer l’autonomisation des femmes et des filles.
L’allaitement maternel et les bonnes pratiques nutritionnelles infantiles figurent aussi parmi les interventions essentielles mises en avant. À cela s’ajoutent le dépistage précoce des cancers féminins, du VIH, des infections sexuellement transmissibles et des hépatites virales, ainsi qu’une prise en charge adaptée des personnes concernées. L’enjeu est de permettre aux femmes et aux filles de bénéficier de plusieurs prestations complémentaires dans le cadre d’une offre de soins mieux coordonnée. « La SNSR+ constitue une opportunité majeure de plaidoyer et de mobilisation sociale en faveur de la santé du couple mère-enfant », a relevé Yves Sassenrath. Il a également insisté sur la nécessité de maintenir un plaidoyer auprès des décideurs politiques et institutionnels afin de garantir un financement durable des services de santé de la reproduction.

Une mobilisation attendue des communautés
Au-delà des prestations sanitaires, la réussite de cette semaine repose sur l’implication des communautés. Les organisations de la société civile, les autorités coutumières et religieuses, les leaders communautaires, les ONG et les associations sont ainsi appelés à contribuer à la sensibilisation et à la mobilisation des populations.
Yves Sassenrath a salué l’engagement des agents de santé, particulièrement ceux qui assurent le premier contact avec les bénéficiaires. Il a également souligné l’importance de la collaboration entre les acteurs nationaux et les partenaires techniques et financiers pour améliorer durablement les indicateurs de santé. S’adressant directement aux populations, le représentant résident de l’UNFPA a invité les femmes, les filles et les jeunes à saisir les opportunités offertes par cette semaine. « J’invite les populations et surtout les femmes, les filles et les jeunes à participer massivement aux activités et à utiliser assidûment les services qui seront mis à leur disposition », a-t-il lancé. Pour lui, cette édition ne doit pas se limiter à une campagne ponctuelle. Elle doit contribuer à inscrire durablement l’accès aux soins de santé de la reproduction parmi les priorités collectives. « Chaque action compte, et c’est par notre synergie que nous bâtirons un avenir plus juste et plus sain pour toutes et tous », a-t-il conclu.

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